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    Thème : Santé & Solidarité Rubrique : Santé
    Akissi
    Akissi

    Don d’organe : le scandale

     

    Constat :

    Le don d’organe, c’est le droit de chacun de sauver une vie, ou des vies, alors qu’on est mort. C’est un geste incroyable, généreux, anonyme, gratuit, et qui permet réellement de sauver des personnes, enfants, adultes, qui sont dans l’attente terrible …souvent interminable…d’un organe qui leur fait défaut.

    Ce geste est possible …en théorie.

    Car dans la réalité, les choses sont toutes autres. La loi du 22 décembre 1976, dite loi Cavaillet, précise que toute personne décédée est réputée donneuse sauf refus exprès de sa part, mentionné sur le registre des dons d’organe (www.dondorganes.fr). Ce consentement présumé est confirmé par la loi bioéthique de 1994 (et confirmée par celle de 2004 puis 2011). Malgré tout, les obstacles au don d’organe sont nombreux : 1/ les médecins ne sont pas forcément respectueux de cette nécessité qu’est le don d’organe. Car la mort est un tabou, que le dialogue avec la famille du défunt est délicat, que cela nécessite de l’écoute et du temps, que c’est aussi du travail en plus. 2/ la famille du défunt elle même n’est pas toujours entendue : j’ai moi même en tête un exemple de personne décédée qui désirait donner ses organes, et son propre mari, lui même médecin, a dû insister pour que son épouse soit prélevée. Il a même dû se battre pour finalement faire transférer le corps de son épouse dans un autre hôpital afin que le prélèvement ait lieu.


    Objectif :

    FAIRE APPLIQUER LA LOI, tout simplement


    Solution :

    Former les médecins au dialogue avec les familles des défunts pour oser demander le prélèvement. Former le corps médical au prélèvement lui aussi délicat. Faire une campagne de communication pour faciliter le dialogue dans les familles à ce sujet, afin de gagner du temps précieux au moment de la prise de décision, et faire pression sur le corps médical pour que les prélèvements aient lieu ! Des gens meurent par simple laxisme! Parce que d’autres n’ont pas voulu prendre leurs responsabilités et faire ce qu’ils devaient faire : prélever! L’argent étant en général le seul argument qui fasse avancer les choses…faut il prévoir des amendes pour les hopitaux qui ont les + faibles taux de prélèvement ? Pas sûr que ce soit la bonne solution car la qualité du prélèvement est clef. Je laisse les internautes proposer des solutions…de bon sens.


    Limite :

    La carte de don d’organe n’a aucune valeur légale. Son utilité n’est que symbolique : elle est un prétexte pour en parler avec son entourage, ce qui est un premier pas. Je crois que sans une volonté claire des pouvoirs publics, rien ne changera…et on continuera à laisser mourrir des gens…que l’on aurait pu sauver.


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    Les commentaires

    12/04 20:32 Akissi

    Mieux que des chiffres...du vécu ! Des exemples concrets et qui ont touché mon entourgae familial et amical proche. Je comprends que tu sois étonné. Je crois qu'on ne découvre la réalité que lorsqu'on est touché soi même par cette situation. Je ne dénonce pas la conscience professionnelle du personnel mais sans doute le manque d'encadrement de celui ci, avec des consignes claires et des pratiques managériales motivantes...car si cela ne change rien pour le personnel que le prélèvement soit fait ou pas, cela change tout pour le receveur potentiel.

    10/04 15:41 DrC

    As tu des chiffres sur le nombre d'organes passés à la trappe faute de conscience professionnelle des soignants ? Je suis un peu étonné (mais peut-être mal informé) que ça soit la catastrophe à ce point car généralement, les patients en état de mort encéphalique (à bien distinguer de la "simple" mort, on ne prélève pas les cadavres !) finissent tous plus ou moins dans des services de soins intensifs, où les personnels sont généralement en contact fréquent avec la coordination des greffes.

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